Book 1
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Peu de temps après, l’Eubée se souleva contre les AthéniensCette révolte, ainsi que celle de Mégare, fut une conséquence naturelle de la perte de la Béotie par les Athéniens. . Déjà Périclès y avait conduit une armée athénienne, lorsqu’il apprit que Mégare était révoltée, que les Péloponé-siens menaçaient l’Attique, enfin que la garnison athénienne avait été massacrée par les Mégariens, excepté ce qui avait pu se réfugier à Niséa. Les Mégariens ne s’étaient portés à la révolte qu’après s’être assuré l’appui de Corinthe, de Sicyone et d'fî-pidaure. Périclès se hâta de ramener ses troupes de l’Eubée. Les Péloponésiens, commandés par Plistoanax, fils de Pausanias et roi de Lacédémone, envahirent l’Attique ; ils s’avancèrent jusqu’à Eleusis et à la plaine de Thria, qu’ils ravagèrent; mais ils ne poussèrent pas plus loin et opérèrent leur retraite. Alors les Athéniens, conduits par Périclès, repassèrent dans l’Eubée et la soumirent en entier. Ils reçurent à composition la plupart des villes; mais ils expulsèrent les HestiéensHestiéa ou Histiéa était une ville du N. de l’Eubée, dans un canton extrêmement fertile. Depuis que les Athéniens s’en furent emparés, en y établissant une colonie de deux mille de leurs concitoyens, elle prit le nom d’Oréos qu’elle a toujours conservé. , dont ils confisquèrent le territoireC’est-à-dire qu’ils se mirent en possession de leurs terres, et les partagèrent au sort entre des colons athéniens. Cette espèce de colonisation s’appelait κληρουχία et les colons κληροῦχοι. Voyez II, xxvn; III, L, note 1. .