Book 1
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Peu d’années s’écoulèrent ensuite jusqu’aux événements que j’ai racontés plus haut, savoir l’affaire de Corcyre, ; celle de Potidée, et tout ce qui servit d’avant-coureur à la guerre actuelle. Cette lutte des Grecs, soit entre eux soit avec les Barbares, occupa une période de cinquante ans, à dater de la retraite de Xerxès jusqu’au commencement de la guerre du PéloponèseA la rigueur, il ne s’écoula que quarante-neuf ans entré la fuite de Xerxès, 480, et le commencement de la guerre du Péloponèse, 331 av. J. C. Mais d’une date à une autre, les Grecs avaient coutume de compter le point de départ et celui d’arrivée. Il n’y a donc rien à changer ni à l’expression ni à la chronologie. . Durant cet intervalle, les Athéniens affermirent leur domination et parvinrent au plus haut degré de puissance. Les Lacédémoniens le virent et ne s’y opposèrent pas ; à pârt quelques efforts passagers, ils se tinrent généralement dans l’inaction. Toujours lents à prendre les armes, à moins d’y être forcés, ils étaient d’ailleurs entravés par des guerres intestines; mais enfin les progrès incessants de la puissance athénienne, qui déjà touchait à leurs alliés, les poussèrent à bout ; ils crurent qu’il fallait réunir toutes leurs forces, afin de renverser, s’il se pouvait, cet empire, et ils se résolurent à la guerre.
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Les Lacédémoniens eux-mêmes avaient déjà décidé qu'ils regardaient la paix comme rompue et les Athéniens comme coupables. Ils avaient envoyé à l’oracle de Delphes pour demander si l’issue de cette guerre leur serait favorable. Le dieu leur avait répondu, à ce qu’on prétend, que s’ils combattaient à outrance, ils auraient la victoire, et que lui-même les seconderait, qu’ils l’en priassent ou non.