Book 1
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Lorsque le Barbare eut été repoussé par les forces combinées de la Grèce, ceux des Grecs qui avaient secoué le joug des Perses ou pris part à la lutte ne tardèrent pas à se diviser entre Athènes et Lacédémone, les deux États qui avaient déployé le plus de forces, l’un sur terre, l'autre sur mer. Pendant quelque temps ces deux puissances marchèrent d’accord; mais ensuite elles se brouillèrent; et, soutenues par leurs alliés respectifs, elles en vinrent à des hostilités déclarées. Dès lors le reste des Grecs, au moindre différend qui éclatait entre eux, venaient se ranger dans l’un ou l’autre parti. De cette façon, tout l’intervalle compris entre les guerres médiques et la guerre actuelle, les Lacédémoniens et les Athéniens le passèrent dans une continuelle alternative de trêves et de combats, soit entre eux, soit avec les alliés qui les abandonnaient. Aussi acquirent-ils une parfaite expérience des armes en se formant à l’école des dangers.
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Les Lacédémoniens n’exigeaient de leurs alliés aucun tribut; ils se contentaient de veiller à ce qu’ils eussent toujours un gouvernement oligarchique en harmonie avec le leur. Les Athéniens, avec le temps, prirent les vaisseaux des villes alliées, excepté ceux de Chios et de Lesbos, et ils imposèrent à toutes une contribution d’argentLes-conditions primitives de Taliiance d’Athènes sont indiquées aux chap. xcxvi et xcvii. Au commencement de la guerre du Péloponèse, il ne restait plus que les îles de Chios et de Lesbos à qui elles s’appliquassent encore. Toutes les autres villes alliées, après avoir voulu secouer le joug, avaient été successivement désarmées et soumises à une aggravation de tribut. . C’est là ce qui leur a permis de déployer à eux seuls, dans la présente guerre, des forces plus imposantes qu’à l’époque de leur plus grande prospérité, alors que leur alliance n’avait encore souffert aucune atteinte.