Book 1
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« Il est plus sage de mettre de côté les défiances qui se sont précédemment élevées entre nous au sujet des MegariensLes Mégariens, en guerre avec Corinthe pour une question de territoire, avaient abandonné l’alliance de Lacédémone pour s’unir aux Athéniens (V. liv. i, ch. 103).. Car un dernier service, rendu à proposIl s’agit évidemment du service que les Corinthiens sollicitent actuellement et qui effacerait le souvenir de l’offense faite à propos de Mégare., fût-il même léger, peut effacer une offense beaucoup plus grave. Ne vous laissez pas non plus séduire par l’importance de leur marine ; car on assure mieux sa puissance en évitant toute injustice envers ses égaux, qu’en se faissant entraîner par l’apparence d’avantages actuels à poursuivre, au milieu des dangers, un accroissement de pouvoir.
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XLIII. « Puisque nous avons rappelé par hasard ce que nous avons dit autrefois nous-mêmes, à Lacédémone, à savoir que chacun doit punir ses propres alliés, nous vous demandons aujourd’hui la même chose : notre suffrage vous a été favorable ; que le vôtre ne nous soit pas contraire. Payez-nous de retour et songez que nous sommes dans cette situation où l’homme n’a pas de meilleur ami que celui qui l’aide, de plus grand ennemi que celui qui lui fait obstacle. Gardez-vous donc d’admettre, à notre détriment, ces Corcyréens dans votre alliance, et de les aider dans leurs injustices : en agissant ainsi vous ferez ce qui est juste et en même temps ce qui est le plus conforme à vos interest. » Ainsi parlèrent les Corinthiens.