Book 1
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Ces mesures contre Potidée furent prises par les Athéniens immédiatement après le combat naval. Les Corinthiens ne dissimulaient plus leur animosité contre Athènes, et d’un autre côté Perdiccas, fils d’Alexandre et roi de Macédoine, venait de se brouiller avec les Athéniens, après avoir été leur ami et leur allié. Ce qui l’avait indisposé contre eux, c’était Talliance qu’ils avaient conclue avec Philippe son frère, et avec Derdas Neveu de Perdiccas et de Philippe., qui s’étaient ligués contre lui. Aussi la crainte lui fit-elle envoyer des députés à Lacédémone, afin d’armer le Péloponèse contre Athènes. Il se ménageait aussi les Corinthiens, en vue de la défection de Potidée; enfin il fit faire des propositions de révolte aux Bottiéens et aux Chalcidéens du littoral de la Thrace. Il pensait que la guerre lui serait plus facile, quand il aurait pour alliés ces peuples voisins. Instruits de ces menées, les Athéniens voulurent prévenir les défections; et, comme en ce moment même ils expédiaient trente vaisseaux et mille hoplites contre Perdiccas, ils ordonnèrent à Ar-chestratos, fils de Lycomédès, et aux quatre Le texte porte dix; mais ce chiffre est nécessairement fautif. Le nombre des généraux ordinaires, choisis chaque année par les Athéniens, était de dix, savoir un par tribu. Or, comme il y en aurait eu onze d’après le texte, et qu’au chap. lxi cinq nouveaux sont expédiés, il faudrait admettre la création de six généraux extraordinaires, ce qui serait sans exemple. M. Krüger a donc pensé avec assez de vraisemblance que le texte original portait Δ, c’est-à-dire quatre, chiffre qu’on aura confondu avec δέκα. De cette manière les dix généraux auraient été employés à cette expédition, vu son importance, de même qu’ils l’avaient été à celle de Samos. Voyez liv.I, ch. cxvi. autres commandants de cette flotte, de prendre des otages à Potidée, de raser la muraille, et de surveiller les villes voisines pour empêcher leur rébellion.