Book 1
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VI. Tous les Grecs autrefois vivaient constamment armés. Habitant des maisons ouvertes, sans aucune sécurité dans leurs voyages, ils vaquaient en armes, comme les barbaresPar exemple, les Gaulois (Tite-Live, xxi, 20), et les Germains (Tacite, Moeurs des Germains, 13)., à toutes les fonctions de la vie ordinaire. La persistance de cet usage dans certaines parties de la Grèce montre assez que jadis il dut être universel. Les Athéniens, les premiers, déposèrent le fer pour adopter des moeurs plus douces et un genre de vie moins sévère. On trouve la trace de ce relâchement dans l’usage qui s’est conservé, presque jusqu’à ces derniers temps, chez les vieillards athéniens de la classe aisée, de porter des tuniques de linHérodote dit, liv. v, que les Athéniens avaient emprunté aux Cariens l’usage des vêtements de lin., et de relever sur la tête avec des cigales d’or les noeuds de leur chevelureLes commentateurs sont loin d’être d’accord sur la disposition de la chevelure appelée crobyle, dont il est ici question. On y a vu soit une tresse partant des tempes et s’enroulant sur le front en guise de couronne, soit une touffe ou grappe encadrant le visage de part et d’autre, soit enfin une espèce de corne formée par la réunion de tous les cheveux relevés au-dessus de la tête. Suidas dit formellement que les Athéniens relevaient avec des cigales leurs cheveux disposés en forme de corne. Cette dernière opinion, confirmée par de nombreux passages des auteurs anciens, a cependant été généralement rejetée, parce qu’elle avait l’inconvénient de présenter une image peu gracieuse, et de rap- peler la coiffure des anciens Suèves et d’autres peuples barbares. Winckelmann admet, d’après l’étude des monuments de la statuaire grecque, que le crobyle était une touffe de cheveux tressés sur les tempes, assez semblable à une grappe de baies de lierre..