Book 2
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Possesseur d’un si vaste empire, Sitalcès se disposa donc à la guerre ; et, ses préparatifs terminés, il se mit en marche pour la Macédoine. Il traversa d’abord les pays de sa domination, puis la Cercine, montagne inhabitée, qui sépare les Sintes des Péoniens. Il la passa par une route qu’il avait précédemment ouverte en abattant des forêts, lors de sa guerre de Péonie. En franchissant cette montagne, au sortir du pays des Odryses, il avait à droite les Péoniens, à gauche les Sintes et les Médiens. Il parvint ensuite à Dobéros, ville de Péonie. Dans cette marche, son armée n'éprouva aucune perte,, si ce (a) Deux millions cent soixante mille francs. n’est par les maladies ; elle- se grossit plutôt par l’adjonction spontanée d’une foule de Thraces indépendants, alléchés par le pillage. Aussi dit-on qu’elle présentait un effectif de cent cinquante mille combattants, la plupart à pied, un bon tiers à cheval. C’étaient les Odryses, et après eux les Gètes, qui avaient fourni le plus de cavaliers. Parmi les fantassins, les pins aguerris étaient les montagnards indépendants, armés d’épées et descendus du Rhodope. Le reste consistait en une masse confuse, redoutable surtout par le nombre.