Book 2
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A l’approche d’une armée si formidable, les Macédoniens, désespérant de pouvoir tenir tête en rase campagne, se retirèrent dans les lieux de difficile accès et dans toutes les places fortes du pays. Ces places étaient rares ; ce fut plus tard seulement qu’Àrchélaos fils de Perdiccas, parvenu à la royauté, fit construire les forteresses aujourd’hui existantes, perça des routes droites et perfectionna toutes les branches du service public, en particulier ce qui tient à l’organisation militaire. Il amassa plus de chevaux, d’armes et de munitions de toute espèce que n’avaient fait, à eux tous, les huit rois ses prédécesseursD’après Hérodote (VIII, cxxxix), ces huit rois fure' Perdiccas, Argéos, Philippe, Aéropos, Alcétas, Amyntas, Alexandre, Perdiccas. .
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De Dobéros, les Thraces entrèrent d’abord dans Tancien royaume de Philippe et prirent Idomène de vive force. Gprty-nie, Atalante et quelques autres places firent leur soumission par attachement au fils de Philippe , Amyntas, qui se trouvait présent. Ils assiégèrent inutilement Europos ; ensuite ils pénétrèrent dans le reste de la Macédoine, à gauche de Pella et de Cyrrhos. Ils ne poussèrent pas jusqu’à la Bottiée et à laPiérie; mais ils saccagèrent la Mygdonie, la Grestonie et Anthémonte. Les Macédoniens ne songèrent pas même à se défendre avec leur infanterie ; mais ils firent venir de la cavalerie de cher leurs alliés de l’intérieur ; et, malgré leur infériorité numérique, ils attaquaient les Thraces toutes les fois que ceux-ci donnaient prise. Rien ne résistait au choc de ces cavaliers habiles et cuirassés; mais, enveloppés par des masses profondes, ils couraient parfois de grands dangers. Aussi finirent-ils par rentrer dans l'inaction, ne àe croyant pas en état de lutter contre des forces si disproportionnées.