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Ἱστορίαι

Ἱστορίαι Thucydides

Book 2

13 En même temps il renouvela, au sujet des affaires présentes, les conseils qu’il avait déjà donnés. Il leur recommanda de se préparer à la guerre ; de retirer tout ce qui était aux champs ; de ne pas sortir pour combattre, mais de se borner à la défense de la ville; de tourner tous leurs soins vers ce qui faisait leur force, c’est-à-dire vers la marine, et de tenir en bride leurs alliés, « qui, disait-il, sont la source de notre puissance par les subsides qu’ils nous fournissent; or, l’âme de la guerre, c’est l’intelligence et l’argent. » Il les exhorta d’ailleurs à avoir bonne espérance, puisque la ville percevait, année commune, six cents talents des tributs des alliésEnviron trois millions trois cent mille francs. La somme du tribut fixée par Aristide était de quatre cent soixante talents (I, xcvi). Le surplus provenait de l’adjonction de nouveaux alliés, des subsides consentis en remplacement des prestations militaires, enfin de l’aggravation de tribut imposée aux alliés révoltés et soumis. , non compris les autres revenus, et qu’elle avait en réserve dans l’acropole six mille talents d’argent monnayé, — il y en avait eu neuf mille sept cents, mais on en avait distrait une partie pour les propylées de l’acropoleLa construction des Propylées coûta seule deux mille douze talents; celle du Parthénon mille. Ajoutez-y l’Odéon, le temple de Gérés à Eleusis, et une foule d’autres édifices moins considérables. Le siège de Potidée coûta aux Athéniens deux mille talents. (Voyez liv. II, Oh. LXX.) , pour les autres constructions et pour le siège de Potidéev — dans cette somme ne figuraient .pas l’or et l'argent non monnayés, provenant des offrandes publiques ou particulières, les vases sacrés employés aux pompes et aux jeux, les dépouilles des MèdesEntre autres, le trône à pieds d’argent massif qui avait appartenu à Xerxès, et le cimeterre de Mardonius. et autres objets analogues, formant ensemble une valeur au moins de cinq cents talents. Il ajouta que les temples avaient des richesses considérables, dont on pourrait disposer; qu’enfin, pour dernière ressource, on prendrait les ornements d’or de la déesse, dont la statue, à ce qu’il leur fit connaître, étajt couverte de quarante talents d’or fin qui pouvait se détacher : mais après s’en être servi pour le salut de la patrie, il faudrait le remplacer intégralementLe talent pesant équivalait à trente-deux kilogrammes. La statue de Minerve, œuvre de Phidias et placée dans le Parthénon, avait trente-sept pieds de haut. Le buste} les bras et les pieds étaient d’ivoire; le vêtement et les armes étaient d’or. — Sur les emprunts temporaires faits aux temples par les États, voyez Γιν. I, ch.cxxi, note 1. .

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