Book 2
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XLIX. On s’accordait à reconnaître que les autres maladies n’avaient jamais moins sévi que cette annéeToutes les grandes épidémies ont présenté le même caractère. Dans les deux invasions du choléra en France, mais surtout dans la première, toute indisposition aboutissait rapidement à la maladie régnante. On peut remarquer aussi que l’effet moral sur la multitude est le même à toutes les époques de l'histoire : en 1832, le peuple de Paris croyait à l’empoisonnement des puits, comme le peuple d’Athènes. : toute indisposition était assimilée par la maladie régnante. Mais, en général, on était frappé subitement, en pleine santé, et sans cause apparenteOn a cité ce caractère comme un des symptômes distinctifs de la peste ; mais il est commun à toutes les grandes épidémies.. Au début, on éprouvait de violentes chaleurs de têteLarrey, dans la description de la peste d’Orient, signale aussi les douleurs de tête, les vertiges, la tuméfaction de la langue, les spasmes, etc. ; les yeux étaient rouges et enflammés. A l’intérieur, le gosier et la langue ne tardaient pas à s’injecter de sang ; la respiration était irrégulière, l’haleine fétide. Survenaient ensuite l’éternuement et l’enrouement ; en peu de temps le mal gagnait la poitrine, avec de violents accès de toux. Lorsqu’il se fixait à l’estomac, il le sou- levait et amenait, au milieu de douloureux efforts, toutes les évacuations de bile auxquelles les médecins ont donné des noms. La plupart des malades étaient pris de hoquets sans vomissements, accompagnés de spasmes violents, qui tantôt cessaient avec le hoquet, tantôt se prolongeaient beaucoup au-delà.