Book 2
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Un débat s’était élevé sur ce vers, et l’on avait prétendu que les anciens n’avaient pas dit loimos (la peste), mais limos (la disette)La diphtongue (??) et la voyelle (??) se prononçaient de la même manière, au moins dans certains cas.. Dans les conjonctures présentes l’opinion qui prévalut naturellement fut qu’il était question de la peste ; car ils mettaient leurs souvenirs en harmonie avec leurs souffrances. Je ne doute pas, du reste, que s’il survient jamais une autre guerre avec les Doriens, accompagnée de disette, on ne donne au vers ce dernier sens. On se rappelait aussi l’oracle rendu aux Lacédémoniens, ceux du moins qui le connaissaient, lorsque le dieu, interrogé par eux s’ils devaient faire la guerre, avait répondu qu’en « combattant énergiquement, on aurait la victoire et que lui-même viendrait en aide. » On trouvait les événements en rapport avec l’oracle, la peste ayant commencé aussitôt après l’invasion des PéloponnésiensC’était Apollon qui envoyait les maladies pestilentielles.. Elle ne pénétra pas dans le PéloponnèseLa peste pénétra dans le Péloponnèse ; car nous savons par un passage de Pausanias (viii, 41) qu’un temple fut bàti à Apollon, dans la ville de Phygalée, pour conjurer la colère du dieu., ou du moins n’y fit aucun ravage notable ; mais elle dévasta surtout Athènes et ensuite les autres villes les plus populeusesIl s’agit évidemment ici des villes de la domination athénienne.. Voilà pour ce qui concerne la peste.
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LV. Les Péloponnésiens, après avoir ravagé la plaine, s’avancèrent dans la région de l’Attique appelée ParalosMaritime. — Extrémité sud de l’Attique, se terminant au cap Sunium., jusqu’au mont Laurium, où se trouvent les mines d’argent des Athéniens. Ils dévastèrent d’abord la partie qui regarde le Péloponnèse, et ensuite celle qui fait face à l’Eubée et à Andros. Périclès, qui commandait à cette époque, persistait dans l’avis qu’il avait donné aux Athéniens, lors de la première invasion, de ne faire aucune sortie.