Book 2
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Mais ceux qui lui succédèrent, n’ayant entre eux aucune supériorité bien marquée, et aspirant chacun de leur côté au premier rang, se mirent à flatter le peuple et soumirent l’administration à ses caprices. Il en résulta, comme cela est inévitable dans un grand État, placé à la tête d’une vaste domination, des fautes nombreuses, entre autres l’expédition de Sicile. Le plus grand tort, toutefois, n’était pas de s’être engagé dans cette guerre ; la faute fut à ceux qui, les troupes une fois expédiées, ne s’inquiétèrent plus, après le départ, de ce qui leur était nécessaire ; tout entiers à leurs intrigues privées, aspirant à l’envi à gouverner le peuple, ils laissèrent, faute de secours, les opérations languir, et excitèrent les premières dissensions intestines à Athènes. Cependant , même après le désastre de l’expédition de Sicile et la perte de la plus grande partie de la flotte, alors que déjà la sédition était dans la ville, les Athéniens résistèrent trois ansLe texte τρία ετn doit être fautif ; car le désastre de Sicile eut lieu au mois de septembre 413 ; et Athènes se soumit à Lysandre au mois d’avril 404, ce qui forme presque un intervalle de dix ans. à leurs anciens ennemis, auxquels s’étaient joints les Siciliens et les alliés révoltés, et plus tard Cyrus lui-même, fils du roi, qui fournissait de l’argent aux Lacédémoniens pour leur flotte. S’ils finirent par succomber, ce ne fut que sous leurs propres coups, au milieu des ruines amoncelées par leurs dissensions intestines : tant était supérieure la sagacité de Périclès, qui avait prévu dès lors par quels moyens Athènes pourrait, dans cette guerre, s’assurer une victoire aisée sur les Péloponnésiens.