Book 2
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LXX. Le même hiver, les Potidéates assiégés se trouvèrent hors d’état de tenir plus longtemps. Les incursions des Péloponnésiens dans l’Attique n’avaient pu éloigner les Athéniens de leur ville· ; déjà ils manquaient de vivres ; la faim et la disette les avaient poussés aux plus tristes extrémités, et quelques-uns même s’étaient jetés sur les cadavres. Ils résolurent donc de se rendre et firent proposer une capitulation aux généraux athéniens qui dirigeaient le siége, Xénophon, fils d’Euripide, Estiodore, fils d’Aristoclide, Phanomachus, fils de Callimaque. Ceux-ci acceptèrent les propositions ; ils y furent déterminés par les souffrances de leur armée sur une plage glacée, et par cette considération qu’Athènes avait déjà dépensé au siége deux mille talents Thucydide fait connaître (iii, 17) l’emploi de ces deux mille talents.. La capitulation portait que les Potidéates, leurs enfants, leurs femmes et leurs alliés sortiraient de la ville, les hommes avec un seul vêtementCette clause se retrouve dans presque toutes les capitulations ; mais il était très rare qu’on laissât, comme ici, de l’argent pour le voyage., les femmes avec deux, et qu’ils n’emporteraient pour le voyage qu’une somme déterminée. Ils quittèrent la ville sous la garantie de ce traité, et se réfugièrent dans la Chal- cidique et partout où ils purent s’établir. Les Athéniens firent un crime à leurs généraux d’avoir traité sans leur aveu ; car ils avaient espéré se rendre maîtres de la ville à discrétion. Plus tard ils envoyèrent à Potidée une colonie athénienne qui s’y établitSuivant Diodore, ils y envoyèrent mille colons, qui se partagèrent au sort la ville et son territoire..
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Tels sont les événements accomplis cet hiver. Ici finit la seconde année de cette guerre dont Thucydide a écrit l’histoire.