Book 2
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Cependant les Péloponnésiens, tout en travaillant à la plate-forme, dirigèrent contre la ville des machines de guerre : l’une d’elles, dressée sur la plate-forme même et dirigée contre le grand ouvrage, en ébranla une portion considérable et inquiéta vivement les assiégés. D’autres machines battaient d’autres points de la muraille. Mais les Platéens, au moyen de câbles armés de lacetsL’art des siéges parait avoir avancé bien lentement chez les anciens ; car on trouve dans César (Guerre des Gaules, vii, 22) une description presque identique des procédés d’attaque et de défense : au siége d’Avaricum, les Romains construisent également une plate-forme, battent les murs avec des béliers, etc ; les assiégés, au moyen, de souterrains attirent à eux la terre de la plate-forme ; ils détournent les béliers et les faux avec des lacets., engageaient la tête des machines et les brisaient en attirant à eux ; ou bien ils attachaient par les deux extrémités d’énormes madriers à de longues chaînes de fer, suspendues elles-mêmes à deux antennes inclinées l’une sur l’autre et s’élevant au-dessus de la muraille ; la poutre étant ainsi placée transversalement, lorsqu’une machine était dirigée contre quelque point, ils la lâchaient en laissant les chaînes libres ; ainsi abandonnée à elle-même, elle tombait de tout son poids et brisait la tête de la machine.