Book 3
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« N’allez pas croire qu’il s’agit de courir des dangers tout personnels, en faveur d’une contrée étrangère : tel croit Lesbos fort éloignée, qui en retirera des avantages prochains ; car ce n’est pas dans l’Attique que sera, comme quelques-uns le pensent, le siége de la guerre ; c’est dans les contrées d’où l’Attique tire ses ressources. Les Athéniens tirent leurs revenus de leurs alliés ; ils les accroîtront encore s’ils nous soumettent ; car personne n’osera plus se détacher d'eux : nos ressources s’ajouteront aux leurs, et nous serons plus durement traités que les peuples les premiers asservis. Mais si vous vous empressez de nous donner un secours efficace, vous ajouterez à votre puissance une ville qui possède une marine considérable (ce dont vous avez surtout besoin) ; vous abattrez plus aisément les Athéniens, en leur enlevant leurs alliés ; car chacun alors se rangera plus hardiment à votre parti ; vous échapperez au reproche qu’on vous fait de ne pas secourir ceux qui se détachent d’Athènes ; enfin, si vous vous attribuez le rôle de libérateurs, votre triomphe en sera plus certain.
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XIV. « Respectez donc les espérances que les Grecs ont placées en vous ; respectez Jupiter olympien, dans te temple dans lequel vous nous voyez assis en suppliants ; secourez les Mityléniens en devenant leurs allies ; ne nous abandonnez pas au moment où les périls auxquels nous nous exposons personnellement doivent ou profiter à tous les Grecs, si nous réussissons, ou aggraver encore leur situation, si nous succombons faute d’avoir pu vous persuader. Montrez-vous tels que vous veulent les Grecs, tels que vous désirent nos craintes. »