Book 3
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Le besoin d’argent pour ce siège força les Athéniens à s’imposer alors pour la première fois une contribution de deux cents talents Un million quatre-vingt mille francs. Les Athéniens ne payaient point d’impositions directes régulières. Lorsque les revenus ordinaires de l’État ne suffisaient pas, on décrétait une contribution extraordinaire (εισφορά) pour une somme déterminée. Cette levée d’argent était répartie par tribus, et payée proportionnellement au cens, par les citoyens des trois classes imposables, savoir: les pentacosiomédimnes, les chevaliers et les zeugites. . Ils envoyèrent, pour lever le tribut chez les alliés, douze vaisseaux commandés par Lysiclès, lui cinquième. Ce général fit une tournée pour s’acquitter de sa mission ; mais, s'étant avancé en Carie à travers la plaine du Méandre, depuis Myonte jusqu’à la colline de SandiosOn suppose que cet endroit était voisin du Méandre. , il fut assailli par les Cariens et les Anéites Habitants de la petite ville d’Anéa, située sur le continent, en face de Samos, et l’asile ordinaire des mécontents Samiens. Voyez liv. III, ch. xxxn; liv. IV, ch. lxxv; liv. VIII, ch. xrx. , et périt avec une grande partie de ses soldats.
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Le même hiver, les Platéens, toujours assiégés par les Péloponésiens et par les Béotiens, pressés d’ailleurs par la famine et sans espoir de secours ni d’Athènes ni d’autre part, formèrent, de concert avec les Athéniens enfermés dans Platée, le projet de sortir tous ensemble en franchissant de force, s’il était possible, la muraille des ennemis. Ce plan fut conçu par le devin Théénétos fils de Tolmidas et par le général Eumolpidas fils de Daïmachos. Plus tard la moitié d’entre eux y renoncèrent, intimidés par la grandeur du danger. Deux cent vingt volontaires persistèrent seuls dans ce projet d'évasion, qu’ils exécutèrent de la manière suivante.