Book 3
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Ils firent des échelles de la hauteur du mur obsidional. La mesure en fut prise d’après le nombre des couches de briques çlacées dans la partie qui les regardait, et qu’on avait néglige de crépir. Plusieurs à la fois comptaient ces couches; si quelques-uns se trompaient, la plupart devaient rencontrer juste. D’ailleurs ils répétaient souvent l’opération, et la distance n’était pas si grande qu’on ne pût apercevoir distinctement la partie du mur qu’il s’agissait d’examiner. C’est ainsi qu’ils mesurèrent la hauteur des échelles, en la calculant d’après l’épaisseur d’une brique.
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La circonvallation consistait en une double enceinte. L’une de ses faces regardait Platée, l’autre était tournée vers l’extérieur, pour s’opposer aux secours qui pouvaient venir d’Athènes. Entre les deux revers s’étendait un espace de seize pieds, distribué en logements pour l’armée de siège. Ces logements étaient contigus, de telle sorte que le tout ensemble présentait l’apparence d’un gros mur unique, crénelé des deux côtés. De dix en dix créneaux s’élevaient de grandes tours, d’une largeur égale à celle du mur et occupant tout l’intervalle compris entre les deux faces. On n’avait point réservé de chemin de ronde en dehors des tours C’était une faute de la construction, puisque les assiégeants ne pouvaient, en cas d’alarme, se porter sur le mur que par les étroits passages des tours., et que les ennemis, en -s’emparant de ceux-ci, devenaient maîtres de la plate-forme. ; celles-ci communiquaient par des ouvertures pratiquées dans leur centre. La nuit, parles temps pluvieux, les sentinelles abandonnaient la garde des créneaux et se retiraient dans les tours, qui étaient couvertes et peu distantes Tune de l’autre. Telle était la circonvallation de Platée.