Book 3
31
Alcidas demeura sourd à ce langage. Alors quelques exilés ioniens, de même que les Lesbiens embarqués sur la flotte Quelques aristocrates, partisans de Lacédémone, et notamment les députés qui avaient été envoyés dans cette ville, et qui revenaient alors sur ces vaisseaux. , lui conseillèrent, à défaut de ce projet, d’occuper une des villes ioniennes ou Cymé d’Éolide, qui servirait de point d’appui pour insurger l’Ionie. A les entendre, il y avait espoir d’y réussir ; car personne n’avait vu de mauvais œil leur arrivée. Quoi de mieux que de tarir la source principale des revenus des Athéniens ou du moins de leur occasionner les frafis d’une croisièreDe toutes les corrections qu’on a proposées pour cet obscur passage , la seule qui me paraisse acceptable est de lire αύτοΐς (au lieu de αυτούς) σφίσιν. Le premier des deux pronoms se rapporte aux Athéniens; le second (σφίσιν) à ceux qui parlent. La phrase entière présente une réticence ; après γίγνηται on doit sous-entendre ταύτα άριστά, c’est bien. ? Ce serait d’ailleurs le moyen d’attirer Pissouthnès dans l’alliancePissouthnès, fils (THystaspes et satrape de Sardes, avait déjà favorisé la défection de Samos. Voyez liv. I, ch. cxv. . Mais Alcidas ne goûta pas davantage cette proposition. Du moment que Mytilène lui échappait, il n'eut rien de plus pressé que de regagner le Péloponèse.