Book 3
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Tels furent les effets des premiers troubles de Cor-cyre Plus tard il y eut à Corcyre une nouvelle sédition non moins cruelle que la première. Voyez liv. IV, ch. xlvi. . Eurymédon et les Athéniens reprirent la mer. Plus tard les Corcyréens fugitifs, qui, au nombre de cinq cents, avaient échappé au carnage, se saisirent des forts construits sur le continent, ainsi que de la côte située en face de Corcyre et qui lui appartenait. Partant de là, ils pillèrent les habitants de l’île, leur firent beaucoup de mal, et réduisirent la ville à une affreuse disette. En même temps ils députèrent à Lacédémone et à Corinthe pour solliciter leur retour. Comme leurs démarches étaient infructueuses, ils se procurèrent des moyens de transport et des auxiliaires, passèrent dans l’île au nombre de six cents en tout, brûlèrent leurs vaisseaux, afin de se mettre dans la nécessité de vaincre ; puis, s’étant établis sur le mont IstoneOn présume que C’est la montagne qui domine la ville de Corfou, et sur laquelle sont les ruines du fort Saint-Ange, construit dans le moyen âge ; à moins que cette montagne d’Istone ne soit autre que le mont Ithone qui traverse l’Ile dans toute sa longueur. , ils y oâtirent un fort, infestèrent les environs de la ville et se rendirent maîtres de la campagne.