Book 3
86
LXXXVI. A la fin du même été, les Athéniens envoyèrent vingt vaisseaux en Sicile, sous le commandement de LachèsAristophane le met en scène dans les Guêpes, sous le nom du chien Labès, « fort bon chien d’ailleurs,... capable de conduire de nombreux troupeaux… mais qui a le tort de ne pas savoir jouer de la lyre. », fils de Mélanopus, et de Charoeadès, fils d’Euphiletus. Les Syracusains et les Léontins étaient alors en guerreVoyez, sur les causes de cette guerre, Diodore (xii, 54 et suiv.).. Les premiers avaient dans leur alliance toutes les villes doriennesSyracuse, Géla, Agrigente, Himère, Messine. qui, dès le commencement des hostilités, s’étaient rangées au parti des Lacédémoniens, sans cependant prendre part à la guerre. Camarina faisait seule exception. Les Léontins étaient alliés des villes chalcidiennesLes Chalcidiens avaient fondé Naxos, métropole de Léontium et de Catane. et de Camarina. En Italie, les Locriens tenaient pour Syracuse, et Rhégium pour les Léontins, en vertu de la communauté d’origine. Les alliés des Léontins députèrent auprès des AthéniensLe chef de cette ambassade était Gorgias de Léontium. ; et, sous prétexte d’une ancienne alliance et de leur qualité d’Ioniens, ils les engagèrent à leur envoyer des vaisseaux ; car les Syracusains les tenaient alors assiégés par terre et par mer. Les Athéniens leur accordèrent ce secours ; le prétexte fut la communauté d’origine ; mais en réalité ils voulaient empêcher l’importation des blés siciliens dans le Péloponnèse, et s’assurer en même temps par un premier essai s’il leur serait possible de ranger la Sicile sous leur domination. Ils descendirent à Rhégium, en Italie, et firent la guerre de concert avec leurs alliés. L’été finit.