Book 4
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Entre autres moyens, ils firent jouer contre les remparts une machine qui les en rendit maîtres ; voici en quoi elle consistait : ils scièrent en deux, dans le sens de la longueur, une grande poutre, évidèrent les deux côtés et les rejoignirent exactement, de manière à former un tube. A l’une des extrémités, ils suspendirent une chaudière avec des chaînes. Un bec de soufflet, en fer, était adapté à la même extrémité, et descendait vers la chaudière ; de nombreux ferrements maintenaient le reste de la poutre. Cette machine fut amenée de loin au pied de la muraille, dans la partie formée plus particulièrement de sarments et de bois. Quand elle fut à portée, ils adaptèrent de grands soufflets à l’extrémité placée de leur côté et se mirent à souffler. L’air comprimé, tombant sur la chaudière remplie de charbons ardents, de soufre et de poix, produisit une grande flamme, et amena un tel embrasement au rem- part, qu’il devint impossible de s’y tenir. Les assiégés l’abandonnèrent et prirent la fuite ; le fort se trouva ainsi emporté. Une partie de la garnison périt ; deux cents hommes furent faits prisonniers ; la plupart des autres parvinrent à s’embarquer et rentrèrent dans leur pays.
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CI. Délium fut pris dix-sept jours après le premier combat. Le héraut des Athéniens, ne sachant rien de cet événement, revint peu de temps après réclamer une seconde fois les morts Ceux du premier combat.. Les Béotiens les rendirent et ne firent plus la même réponseLes Athéniens étant définitivement vaincus, les Béotiens n’avaient plus aucun intérêt à retenir ce gage regardé comme sacré..
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Le nombre des morts, dans le combat, fut d’un peu moins de cinq cents du côté des Béotiens ; les Athéniens perdirent un peu moins de mille hommes, parmi lesquels Hippocrates, leur général, sans compter les troupes légères et nombre de gens préposés aux bagages.