Book 5
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Le même été, Alcibiade fils de Clinias, général athénien, secondé par les Argiens et leurs alliés, pénétra dans le Péloponèse avec un petit nombre d’hoplites et d’archers athéniens. Il prit avec lui un renfort d’alliés du pays, régla tout ce qui concernait l’alliance, traversa le Péloponèse avec une armée, et persuada aux Patréens de construire des murs jusqu'à la merL’ancienne ville achéenne de Patræ était située à quelque distance de la mer. Ces murs devaient la relier à son port. Quant au Rhion, voyez livre II, cha£. lxxxvi, note 2. . Il avait aussi le projet d’élever un fort sur le Rhion d’Achaîe, mais les Corinthiens , les Sicyoniens et tous ceux à qui cette construction portait ombrage, s’y opposèrent les armes à la main.
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Le même été, il y eut une guerre entre les Épidau-riens et les Argiens au sujet d’un Sacrifice que les Ëpidau-riens devaient offrir à Apollon PythéenPausanias (II, xxiv. xxxv. xxxvi) cite trois tem- ples de ce nom en Argolide. Probablement il s’agit ici de celui qui était dans le voisinage d’Asiné. pour les terres riveraines, et dont ils négligeaient de s’acquitter. Les Argiens étaient les maîtres absolus de ce temple. Indépendamment de ce motif, Alcibiade et les Argiens voulaient, s'il était possible, s’assurer d’Épidaure, afin de tenir Corinthe en respect et d’ouvrir aux Athéniens, allant d’Êgine au secours d’Argos, une route plus directe, sans avoir à doubler le cap ScyIléonLes Athéniens, maîtres d’Égine, n’avaient qu’un bras de mer à traverser jusqu’à Epidaure, et de là il leur restait un assez court trajet par terre jusqu’à Argos. La route de mer était beaucoup plus longue ; il fallait tourner toute ΓArgolide, dont le cap Scylléon forme l’extrémité méridionale. . Les Argiens se disposèrent donc à envahir l’Épidaurie pour obliger les habitants à fournir la victime.