Book 5
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On était encore en marche, lorsque le roi Agis employa la manoeuvre suivante. En général, dans les rencontres, les armées sont sujettes à obliquer sur la droite, en sorte que, de part et d’autre, on déborde la gauche de l’ennemi. Cela tient à ce que chacun tâche instinctivement d’abriter la partis démasquée de son corps derrière le bouclier de son voisrâ, et qu’on espère être mieux protégé en ne laissant aucun vide. Cette déviation est occasionnée par le guide de droite, qui cherche toujours à dérober aux ennemis le flanc non couvert par le bouclier; les autres suivent par l’effet de la même crainte· En cette journée, les Mantinéens débordaient de beaucoup Fade des Scirites, tandis que les Lacédémoniens et les Tégéates, vn leurs supériorité numérique, débordaient encore plus les Athéniens. Agis, craignant donc que sa gauche Ue fût tournée, et trouvant que les Mantinéens s’étendaient trop, enjoignit aux Scirites et aux soldats de Brasidas de se détacher du corps de bataille pour aller se placer en face des Mantinéens. En même temps il prescrivit aux polémarques Hipponoïdas et Aristoelès de prendre deux bataillons et de fermer la brèche. H pensait que sa droite n’en serait pas trop affaiblie et que l’aile opposée aux Mantinéens gagnerait en solidité.