Book 5
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La veille de cette action, les Épidauriens en masse avaient envahi l’Argolide qu’ils croyaient sans défense, et avaient massacré une bonne partie des hommes laissés par les Argiens à la garde du pays. Mais les Mantinéens ayant été renforcés après la bataille par trois mille hoplites d'Élis et par une nouvelle troupe de mille Athéniens, ces forces réunies se portèrent incontinent contre Ëpidaure, pendant que les Lacédémoniens célébraient les fêtes Carnéennes. Ils se mirent à investir la ville en se partageant les travaux; mais ils ne tardèrent pas à y renoncer. Les Athéniens seuls achevèrent leur tâche, et fortifièrent la pointe où se trouve le temple de JunonPausanias (II, xxix) : a Le temple qui est près du port (d’Épidaure), sur un promontoire qui s’avance dans la mer, est celui de Junon.» . Cet ouvrage terminé, on y plaça une garnison de toutes les troupes alliées, et chacun regagna ses foyers. Sur quoi Pété finit.
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Dès les premiers jours de Phiver suivant, les Lacédémoniens, après les fêtes Carnéennes, se remirent en campagne; et, s’étant avancés jusqu’à Tégée, ils firent porter à Argos des paroles d’accommodement. Il y avait dans cette ville des hommes qui leur étaient dévoués et qui désiraient abolir le régime démocratique. L’issue de la bataille leur fournit une occasion excellente d'amener la multitude à des vues de conciliation. Leur plan était de ménager avec Lacédémone d’abord une trêve, puis une alliance, et de s’attaquer ensuite au gouvernement populaire. Lichas, fils d’Arcésilaos, proxène des Argiens, se rendit à Argos avec mission des Lacédémoniens.
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Il était porteur de deux propositions différentes, selon qu’ils opteraient pour la guerre ou pour la paix. Malgré l’opposition d’Alcibiade qui se trouvait alors à Argos, les partisans de Lacédémone, devenus plus audacieux, persuadèrent au peuple d’accepter les ouvertures pacifiques. Elles étaient conçues en ces termes :