Book 6
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e Puisque Nicias m’a pris à partie, je dirai d’abord que le commandement m’appartient mieux qu’à d’autres et que j’ai droit à cet honneur. Ce qui m’attire la malveillance, c’est précisément ce qui fait ma gloire, celle de mes ancêtres et l’avantage delutat. En effet, les Grecs, à la vue de la magnificence déployée par moi aux jeux Olympiques, se sont exagéré la puissance de notre ville , qu’ils se figuraient écrasée par la guerre. J'ai lancé sept chars dans l’arène, ce qu’aucun particulier n’avait fait avant moi ; j’ai remporté le prix La victoire d’Alcibiade remonte, à ce qu’on croit, , à l’olympiade LXXXIX, soit à 424 av. J. C. Les dispositions prises par lui à cette occasion consistaient dans les sacrifices, les offrandes faites dans les temples, les festins donnés par le vainqueur, les chants composés à sa louange. La loi, chez les Grecs, honorait les vainqueurs aux jeux Olympiques, comme ayant procuré de la gloire à leur patrie. On leur ménageait un retour triomphal, et on leur assignait l’entretien dans le prytanée. , obtenu le second et le quatrième rang; enfin j’ai fait les choses d’une manière digne de ma victoire. Or, d’après la loi, c’est là un honneur, et c’est aussi en réalité un indice de puissance.