Book 6
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« Telles sont, si je suis bien renseigné, les facilités que nous rouverons en Sicile, sans parler d’une foule de Barbares qui, par haine pour Syracuse, se joindront à nous pour l’attaquer, les affaires de Grèce ne nous arrêteront point, si nous prenons bien nos mesures. Outre ces mêmes adversaires qu’on nous eproche de laisser derrière nous, nos pères avaient encore à ;ombattre le Mède; ce qui ne les empêcha pas de fonder leur ïmpire, sans autre appui que leur supériorité navale. Les Pélo-ionésiens sont plus éloignés que jamais de toute velléité agressive contre nous; supposé même qu’ils s’enhardissent au point le recommencer la guerre, ils n’ont pas besoin d’attendre notre lépart pour envahir notre pays ; mais sur mer ils ne peuvent absolument rien contre nous, car nous laissons ici une marine imposante.