Book 7
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Tels furent les expédients imaginés par les Syracusains pour suppléer à leur inexpérience et à leur faiblesse. Encouragés par le résultat de la précédente action, ils se disposèrent à attaquer simultanément sur terre et sur mer. D’abord Gylippe fit sortir de Syracuse les troupes de terre, et les conduisit contre le mur des Athéniens du côté qui regardait la ville. En même temps, les troupes syracusaines postées à l’Olympéioh, hoplites, cavaliers, soldats armés à la légère, se portèrent contre le revers opposé. Immédiatement après, les vaisseaux des Syracusains et de leurs alliés démarrèrent Au premier moment, les Athéniens ne s’étaient crus menacés que par terre. Quand ils virent des vaisseaux s’approcher, ils furent déconcertés. Les uns se rangèrent sur les murs ou au devant pour les défendre ; d’autres allèrent à la rencontre de la nombreuse cavalerie et des gens de trait qui s’avançaient rapidement de l’Olympéion et de l’extérieur ; d’autres enfin montèrent sur les vaisseaux ou se portèrent vers le rivage. L’embarquement terminé, ils mirent en mer avec soixante-quinze navires ; les Syracusains en avaient quatre-vingts C’est le même nombre que dans le combat naval où ils en avaient perdu onze (ch. xxii). Il paraît que, dans l’intervalle, cette perte avait été réparée. .
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Une bonne partie du jour fut employée à manœuvrer en avant, en arrière, à se tâter réciproquement, sans aucun avantage prononcé ni d’un côté ni de l’autre, si ce n’est que'les Syracusains coulèrent un ou deux vaisseaux athéniens : ensuite, on se sépara. L’année de terre se retira aussi de devant les murs.