Book 7
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« Toutes les mesures qui peuvent obvier à l’entassement des navires dans un port si resserré et à la disposition des tillacs ennemis, nous les avons étudiées de notre mieux et arrêtées de concert avec les pilotes. Nous embarquerons un grand nombre d’archers et de gens de trait ; cette foule, nous n’aurions garde de l’employer dans un combat au large, où la pesanteur des bâtiments entraverait la manœuvre ; mais elle ne laissera pas de nous être utile dans la nécessité où nous sommes de combattre de pied ferme du haut de nos vaisseaux. Nous avons trouvé les combinaisons les plus propres à neutraliser celles de l’ennemi. A ces massives épotides qui nous ont si fort incommodés, nous opposerons des mains de ferCorbeaux ou grappins. Voyez ch. xli, note 1. Sur les épotides, voyez ch. xxxiv, note 2. La tactique des Syracusains consistait à heurter à plusieurs reprises le vaisseau ennemi, en se serrant de l’éperon comme d’un bélier. Les mains de fer étaient destinées à les empêcher, après un premier choc, de reculer à la rame pour heurter de nouveau. Dès lors le combat devenait un abordage. , qui, une fois lancées sur un navire , l’empêcheront de reculer, pourvu que sur le pont chacun fasse son devoir. Nous sommes réduits à une lutte d’abordage ; par conséquent il nous importe de ne pas reculer nous-mêmes et de ne pas permettre à l’ennemi de reculer ; d’autant plus que, à part l’espace occupé par nos troupes de terre, tout le rivage nous est hostile.