Book 8
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CIX. Tissaphernes, sentant que ce nouveau coup partait des Péloponnésiens, tout aussi bien que ce qui s’était passé à MiletVoyez 1. nv, ch. 84. et à Cnide, d’où ses garnisons avaient également été chassées, craignit de leur être devenu tout à fait odieux et d’avoir à souffrir encore de leur hostilité. Il ne voyait pas d’ailleurs sans quelque dépit Pharnabaze, qui les entretenait depuis moins longtemps et à moins de frais, en voie de réussir mieux que lui-même dans la guerre contre les Athéniens. Il résolut donc de les aller trouver dans l’Hellespont, de se plaindre à eux de ce qui s’était passé à Antandros, et de se disculper le mieux possible reproches qui lui étaient faits au sujet de la flotte phénicienne et sur d’autres points. Il se rendit d’abord à Éphèse, et offrit un sacrifice à Diane.
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Quand viendra la fin de l’hiver qui suivit cet été, la vingt et unième année de la guerre sera terminéeQue cette phrase appartienne à Thucydide, ou qu’elle ait été ajoutée plus tard, ce qui est beaucoup plus probable, elle prouve suffisamment que l’histoire de la guerre du Péloponnèse n’a jamais été achevée. Le huitième livre tout entier ne parait même, à part quelques passages, qu’uue espèce de journal, une collection de matériaux destinés à entrer plus tard dans une composition plus parfaite..