Book 8
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Le même hiver, le Lacédémonien Hippocratès partit du Péloponèse avec dix vaisseaux de ThuriiOn a vu (liv. VII, ch. xxxm) que, l’année précédente, les Thuriens, à la suite d’une révolution, s’étaient prononcés en faveur d’Athènes. Plutarque (Dix Orat.) nous apprend que, plus tard, le parti oligarchique reprit le dessus, et contracta une alliance avec Lacédémone. commandés par Doriéus, fils de Diagoras, lui troisième, un vaisseau de Laconie et un de Syracuse. Il prit terre à Cnide, que Tissapherne avait déjà fait révolter. Dès que son arrivée fut connue à Milet, la moitié de la flotte eut ordre de couvrir Cnide, tandis que l’autre moitié irait croiser à Triopion pour enlever les vaisseau marchands qui venaient d’Égypte. Triopion est un cap du territoire de Cnide, consacré à Apollon. Les Athéniens, à cette nouvelle, appareillèrent de Samos. Ils prirent les six vaisseaux qui étaient de garde à Triopion et dont les équipages s’échappèrent; "ensuite ils descendirent à Cnide, attaquèrent la ville, qui n’était pas fortifiée, et faillirent s’en emparer. Le lendemain, nouvelle attaque ; mais peùdant la nuit les habitants s’étaient mieux retranchés et avaient été renforcés par les équipages des vaisseaux de Triopion; aussi les Athéniens n’eurent-ils plus le même avantage. Ils repartirent donc après avoir dévasté la campagne, et regagnèrent Samos.
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A l’époque où Astyochos vint à Milet prendre le commandement de la flotte, l’abondance régnait encore dans l’armée péloponésienne. La solde était servie avec régularité ; le pillage d’Iasos avait enrichi les soldats ; enfin les Milésiens supportaient courageusement les charges de la guerre. Néan-moins les Péloponésiens trouvèrent que le premier traité conclu entre Tissapherne et Chalcidéus laissait à désirer et n’était pas assez à leur 'avantage. Ils en firent donc un autre pendant que Théraménès était encore à Milet. Il était conçu en ces termes :