Kitap 1
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X. Si Mycènes était peu étendue, si telle ville d’alors paraît peu considérable aujourd’hui, on ne saurait cependant trouver là un indice sûr pour révoquer en doute l’importance que la tradition, d’accord avec les récits des poëtes, attribue à cette expédition. Car si Lacédémone était détruite et qu’il ne restât de visibles que les temples et l’emplacement des monuments publicsIl ne peut être question ici des maisons particulières ; car Lacédémone étant formée d’une agglomération de bourgades occupait une assez grande étendue, et eût paru très considérable, à en juger par la surface habitée., la postérité, dans un avenir éloigné, aurait bien de la peine à croire, je suppose, que sa puissance ait répondu à sa renommée : et cependant elle possède deux des cinq parties du PéloponnèseCes cinq parties étaient la Laconie, l’Arcadie, l’Argolide, la Messénie, l’Élide. Les Lacédémoniens possédaient en propre la Laoonie et la Messénie., elle commande aux trois autres et à un grand nombre d’alliés du dehors. Mais, ne formant pas un ensemble continu , n’ayant ni temples, ni monuments somptueux, com- posée d’une agglomération de bourgades éparses, suivant l’antique usage de la Grèce, elle paraîtrait inférieure de beaucoup à ce qu’elle est. Athènes détruite, au contraire, on jugerait au simple aspect de la ville que la puissance athénienne était double de ce qu’elle est en effet. Le doute ici ne serait donc pas fondé, et c’est moins l’apparence des villes qu’il faut considérer que leur puissance réelle.