Kitap 1
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« Supposons qu’ils mettent la main sur les trésors de Delphes et d’Olympie, et qu’à l'aide d’une forte solde ils cherchent à débaucher nos matelots étrangers : si, nous embarquant nous et nos métèques Les métèques étaient leS étrangers domiciliés à Athènes. Ils formaient près du quart de la population libre. Entre autres obligations, ils étaient astreints au service utilitaire. Les plus aisés faisaient fonction d’hoplites; les autres servaient comme troupes légères ou comme rameurs sur les vaisseaux de l’État. , nous n’étions pas capables de leur tenir tête, nous serions bien malheureux. C’est là un avantage qu’on ne saurait nous ravir ; et puis — ce qui est capital — nous avons des pilotes citoyens, des équipages plus nombreux et meilleurs que n’en possède tout le reste de la Grèce; sans compter qu’au moment du péril aucun étranger ne voudra, pour quelques jours de haute paye, se joindre à eux, avec moins d’espérance et au risque de se voir exilé de son paysParce que ces matelots devaient, pour la plupart, appartenir aux lies et aux villes maritimes de l’empire d’Athènes, et que les Athéniens puniraient de bannissement ceux de leurs ressortissants qui auraient pris du service dans la marine ennemie. .