Kitap 1
15
Sur terre, il n’y eut aucune expédition d’où pût résulter un grand accroissement de puissance : toutes les guerres qui curent lieu n’étaient que de voisins à voisins ; les Grecs n’envoyaient pas au dehors d’expéditions lointaines en vue des conquêtes ; on ne voyait point alors les villes d’un rang inférieur s’allier aux plus puissantes et accepter leur commandement ; il n’y avait pas davantage d’alliance sur le pied de l’égalité pour des entreprises en commun ; chacun restait isolé et ne faisait la guerre qu’à ses voisins. Dans une seule guerre, celle qui eut lieu autrefois entre les Chalcidéens et les ÉrétriensChalcis et Érétrie, en Eubée, se firent la guerre à propos du territoire de Lelantium, renommé pour sa fertilité et ses eaux thermales. Les Milésiens soutinrent Erétrie, et les Samiens Chalcis (Hérodote, vii, 99 ; Strabon, x)., le reste de la Grèce se divisa et prit parti pour l’un ou l’autre des deux peuples.
16
XVI. Plusieurs États rencontrèrent des obstacles au développement de leur puissance : les loniens, en particulier, étaient arrivés à un haut point de prospérité lorsque Cyrus, avec les forces du royaume de Perse, renversa Crésus, soumit toute la contrée en deçà du fleuve HalysLes anciens désignent ordinairement par ces mots l’Asie mineure, qu’ils appellent aussi Asie maritime, Asie en deçà du Taurus., jusqu’à la mer, et réduisit en esclavage toutes les villes du continent. Darius, s’appuyant sur la marine des PhéniciensSoumis à la Perse par Cambyse., subjugua plus tard les ilesHérodote dit (liv. i) que les iles Ioniennes s’étaient volontairement soumises à la domination de Cyrus..