Kitap 1
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Voilà ce que j’ai découtert sur l’antiquité. Au surplus, il est dangereux d’accueillir sans examen toute espèce de témoignage : car les hommes se transmettent de main en main, sans jamais les vérifier, les traditions des anciens, même celles qui concernent leur patrie. C’est ainsi que les Athéniens sont persuadés qu’Hipparque exerçait la tyrannie lorsqu’il fut tué par Harmodios et Aristogiton, ils ignorent que c’était Hippias qui avait succédé à Pisistrate son père, comme plus âgé que ses frères Hipparque et Thessalos ; qu’au jour et à l’instant marqués pour l'exécution de leur complot, Harmodios et Aristogiton Comparez VI, 54-59. Ce préjugé populaire, déjà combattu par Hérodote (VI, lv), se trouve reproduit dans l'hymne patriotique d’Harmodios et d’Aristogiton, ainsi que dans le dialogue d’Hipparque, attribué au philosophe Platon. s’imaginant qu’Hippias avait été averti par un de leurs affidés et se tenait sur ses gardes, renoncèrent à le frapper, mais voulurent au moins faire quelque coup d’éclat avant d’être saisis ; et qu’ayant rencontré Hipparque à l’endroit appelé Léocorion Monument érigé en l’honneur des filles de Léos, immolées pour la patrie. Sur les Panathénées ou fêtes de Minerve, voyez liv. V, ch. xLvn, note 3. , au moment où il organisait la procession des Panathénées, ils lui donnèrent la mort.
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Sans remonter à des temps effacés de la mémoire, on peut citer plusieurs faits rapprochés, sur lesquels la Grèce entière s’est formé les idées les plus fausses; par exemple que les rois de Lacédémone donnent chacun deux suffrages au lieu d’un et que les Lacédémoniens ont un bataillon nommé Pitanatès, lequel n’a jamais existéAllusion dirigée, à ce qu’il paraît, contre l’historien Hérodote, auquel appartiennent ces deux opinions (VI, lvii, et IX, liii). : tant la plupart des hommes se montrent insouciants dans la recherche de la vérité et disposés à recevoir les opinions toutes faites.