Kitap 1
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Bientôt après ces événements, on vit éclore de nouveaux germes de discorde entre les Athéniens et les Péloponésiens. Les Corinthiens aspiraient à se venger des Athéniens; ceux-ci, pressentant leurs intentions hostiles, ordonnèrent à Potidée, ville située sur l’isthme de Pallène et colonie de Corinthe, mais alliée et tributaire d’Athènes, d’abattre la muraille qui regardait la Pallène Presqu’île sur l’isthme de laquelle était bâtie la ville de Potidée. En détruisant le mur de ce côté de la ville, les Athéniens se ménageaient la faculté d’y entrer quand bon leur semblerait, parce qu’ils étaient toujoprs les maîtres de descendre par mer dans la Pallène. , de livrer des otages, enfin de chasser les épidé-miurgesC’étaient probablement des inspecteurs ou commissaires, comme les harmosles des Lacédémoniens, ou comme les magistrats que ceux-ci envoyaient chaque année à Cythère. Voyez liv. IV, ch. un. que Corinthe y envoyait chaque année, et de n’en plus recevoir à l’avenir. Ils craignaient que les Potidéates ne se révoltassent à l’instigation de Perdiccas et des Corinthiens, et que leur exemple ne fût suivi par les autres alliés du littoral de la ThracesDésignation ordinaire de la péninsule Chalcidique et de toute la côte septentrionale de la mer Égée jusqu’à Amphipolis. C’est par suite d’un ancien usage que ces pays sont ainsi désignés; car ils étaient plutôt sur les côtes de la Macédoine, la Thrace proprement dite ne commençant à se rapprocher de la mer qu’à l’est du Strymon. Mais anciennement elle s’étendait davantage à ΓΟ. .