Kitap 2
16
Ainsi, pendant longtemps, les Athéniens habitèrent d’une manière indépendante le territoire de l’Attique; et, même après leur concentration, ils gardèrent invariablement, jusqu’à cette guerre, l’habitude de vivre aux champs avec leurs familles. Ce ne fut donc pas sans un vif déplaisir qu’ils abandonnèrent leurs foyers, d’autant plus qu’ils avaient réparé depuis peu les dommages occasionnés par les guerres médi-ques. Ils quittaient à regret des habitations et des temples auxquels les attachait une longue possession; ils allaient renoncer à leur manière de vivre et semblaient chacun dire adieu à leur ville natale.
17
Arrivés à Athènes, un petit nombre d’entre eux y trouvèrent des logements ou un abri chez des amis ou des parents; la plupart s’établirent dans les endroits inhabités de la ville, dans les enceintes consacrées aux dieux et aux héros, partout enfin, sauf dans l’acropole, dansl’ÉleusinionTemple de Cérès Êleusinienne, situé au N. de l’acropole, dans le voisinage de l’agora. et autres lieux solidement fermés. Il n’y eut pas jusqu’au PèlasgiconEspace situé le long du mur septentrional de l’acropole, mur que les Pélasges avaient anciennement construit (Hérodote, VI, cxxxvii). Ce terrain devait rester vague et inhabité, peut-être pour des raisons religieuses, comme le pomœrium romain, peut-être aussi pour des motifs militaires, comme le rayon des forteresses modernes. , situé au pied de ^acropole, que la nécessité du moment ne contraignît d'occuper, nonobstant les imprécations qui s’y opposaient et l’oracle de Delphes qui l’avait expressément défendu dans ce vers : Mieux vaut que le Pèlasgicon reste vacant.