Kitap 2
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Pendant ces préparatifs, l’armée des Péloponésiens, continuant sa marche, arriva devant OEnoé, première ville de l’Attique du côté où ils voulaient opérer l’invasion. Après avoir assis leur camp, ils se disposèrent à attaquer la muraille avec des machines Des béliers. Les autres machines de siège, telles que catapultes, balistes ou oxybêles, sont d’un usage plus récent, et qui date de l’époque de l’ancien Denys, tyran de Syracuse. (Voyez Diodore de Sicile, XIV, xliu.) et par d’autres moyens. OEnoé, située sur les confins de l’Attique et de la Béotie, était fortifiée et servait aux Athéniens de place d’armes en temps de guerre. Les Péloponésiens firent le siège de cette ville et y perdirent beaucoup de temps. L’armée en prit occasion de murmurer contre Archi damos. On lui reprochait son irrésolution, toute en faveur des. Athéniens, lorsqu’on avait agité la question de la guerre, son séjour prolongé à l'Isthme, la lenteur de sa marche, enfin sa temporisation devant OEnoé. Les Athéniens, disait-on, en avaient profité pour retirer leurs effets dans la ville, au lieu que, par un mouvement rapide, les Péloponésiens auraient tout surpris hors des murs. Sans s’émouvoir de ce mécontentement, Archi-damos patientait, dans l’espoir que les Athéniens seraient plus traitables, leur territoire étant encore intact, et qu’ils ne se résigneraient pas à en contempler froidement le ravage.