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Ἱστορίαι Thucydides

Kitap 2

2 II. La trêve de trente ans, conclue après la prise de l’EubéeElle fut conquise par Périclès ; voir liv. I, ch. 114., subsista quatorzeans. La quinzième année,— Chrysis exerçait alors le sacerdoce à Argos depuis qua- rante-huit ansLe temple de Junon, dont Chrysis était prêtresse, n’était pas à Argos, mais sur la route d’Argos à Corinthe, à quarante stades de ta première ville. Neuf ans plus tard, Chrysis s’endormit dans . le temple, en laissant sa lampe auprès de bandelettes qui prirent feu ; le temple fut entièrement consumé, et Chrysis s’enfuit à Tégée., Enésius était éphore à Sparte, et Pythodore avait encore l'archontat pour deux moisLes archontes entraient en charge au mois hécatombéon. La tentative sur Platée tombe donc la 1re année de la 87e olympiade, à la fin du dixième mois, nommé munychion. à Athènes, — le sixième mois après la bataille de Potidée, au commencement du printemps, des Thébains, au nombre d’un peu plus de trois cents, sous les ordres des béotarquesLes béotarques, ou chefs de la confédération béotienne, étaient au nombre de onze ; ils formaient ce qu’on appellerait aujourd’hui le pouvoir exécutif, sous le contrôle d’un sénat. Pythangelus, fils de Philidès, et Diem- porus, fils d’Onétoridès, entrèrent en armes à PlatéeSur l’Asopus, à l’ouest de Thèbes, dont elle était distante de soixante-dix stades (environ treize mille mètres)., ville de Béotie, alliée des Athéniens. C’était au moment du premier sommeil. Ce furent des habitants de Platée, Nauclide et ses complices, qui les appelèrent etleur ouvrirent les portes. Ils voulaient, dans des vues d’ambition personnelle, tuer ceux des citoyens qui leur étaient opposés, et soumettre la ville aux Thébains. Cette intrigue avait été concertée avec Eurymaque, fils de Léontiadès, homme très puissant à Thèbes. Les Thébains, en effet, avaient toujours été en différend avec Platée, et, prévoyant la guerre, ils voulaient l’occuper d’avance, pendant que les hostilités n’étaient pas ouvertement déclarées. Aussi leur fut-il d’autant plus facile d’y pénétrer sans être découverts, aucune garde n’étant encore établie. Ils rangèrent leurs armes sur la place, et là, au lieu de suivre le conseil que leur donnaient ceux qui les avaient appelés de se mettre à l’oeuvre sur-le-champ et d’envahir les maisons du parti ennemi, ils curent la pensée de recourir à des proclamations conciliantes, afin d’amener la ville à un accord amiable. Ils firent donc publier par le héraut que ceux qui voudraient entrer dans leur ligue, sur le pied des conventions anciennement faites entre tous les Béotiens, eussent à venir en armes se joindre à eux. Ils pensaient que par ce moyen la ville se soumettrait sans difficulté.

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