Kitap 2
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Périclès, s’apercevant que les Athéniens ôtaient aigris par les événements et que l’opinion était égarée, convaincu d’ailleurs qu’il avait raison de s’opposer à toute sortie, ne convoquait ni assemblée ni réunion quelconque, de peur que le peuple ne fît quelque imprudence, s’il ne prenait conseil que de son courroux. Il se contentait de garder la ville et d’y maintenir autant qu’il le pouvait la tranquillité ; mais il expédiait journellement des cavaliers, pour empêcher les coureurs ennemis d’infester les environs d’Athènes. Il y eut même à Phrygies un léger engagement entre la cavalerie béotienue et un escadron athénien, appuyé par des Thessaliens. Les Athéniens soutinrent le combat sans désavantage, jusqu’au moment où l’ennemi reçut un renfort d’hoplites, qui les força de se replier avec quelque perte ; toutefois ils enlevèrent leurs morts le jour même sans composition Demander à l’ennemi la permission d’enlever les morts, c’était reconnaître qu’on n’était pas maître du champ de bataille, et par conséquent s’avouer vaincu. . Le lendemain, les Péloponésiens érigèrent un trophée. Ces auxiliaires thessaliens étaient venus en vertu de l’ancien pacte avec AthènesSur l’alliance des Thessaliens avec Athènes, voyez liv. I, ch. eu et cvii. Voyez aussi liv. IV, ch. lxxviii, où il est dit que le peuple de Thessalie était de tout temps favorable aux Athéniens. Cependant la coopération des Thessaliens parait s’être bornée à ce premier envoi de cavalerie auxiliaire. Dès lors il n’en est plus question; c’est ce qui explique pourquoi Thucydide ne mentionne pas les Thessaliens dans son énumération des alliés d’Athènes. ; leur troupe se composait de Larisséens, de PharsaliensLe texte reçu ajoute Παράσιοι, nom chine tille tout à tait inconnue. Il y avait bien une ville de Parrhasie en Arcadie; mais scholiaste de Thucydide est le seul qui parle de Parasie en Thessalie. Or ce scholiaste n’est pas très-versé dans la géographie, puisque (I, xrn) il place en Afrique la ville de Marseille, la confondant sans doute avec les Massyles. , de Cranoniens, de Pyrasiens, de Gyrtoniens et de Phéréens. A leur tête se trouvaient Polymédès et Aristonoos, tous deux de Larisse, mais de factions opposées, et Ménon de Pharsale. Chaque ville avait son chef particulier.