Thesauros Edebiyat Tarih Ἱστορίαι

Ἱστορίαι

Ἱστορίαι Thucydides

Kitap 2

47 Ils n’y étaient encore que depuis peu de jours, quand la contagion se déclara parmi les AthéniensCette même peste a été décrite par Lucrèce, qui ne fait, le plus souvent, que traduire Thucydide ; liv. vi, v. 1136 et suiv.. On disait que, précédemment, ce mal avait déjà éclaté en plusieurs endroits, à Lemnos et ailleurs ; jamais, cependant, on n’avait vu, en aucun lieu, peste aussi terrible et pareille mortalité parmi les hommesCette peste d'Athènes a donné lieu à de nombreuses controverses : Doit-elle être assimilée à la peste d’Orient ? — Était-elle contagieuse, ou simplement épidémique ? — Ne serait-ce pas le typhus, la fièvre des camps, etc. ? Chacune de ces opinions a trouvé des défenseurs. Tout à fait incompétent dans une question de ce genre, je me contenterai d’indiquer le remarquable travail (Schauergemælde der Kriegspest in Attika) dans lequel Meister établit que la peste d’Athènes ne présente aucun des caractères distinctifs de la peste d’Orient. M. le docteur Perron, qui, pendant quatorze ans qu’il a dirigé l’école de médecine du Caire, a vécu au milieu des pestiférés, n’a pas non plus reconnu dans la description de Thucydide la peste actuelle d’Égypte. Voici la note qu’il a bien voulu me communiquer : « La peste d’Athènes, à en juger par la description de Thu- « cydide, diffère essentiellement de la peste actuelle ou peste * d’Orient. Il n’y a de rapports analogiques entre les deux ma- « ladies que quelques symptômes. D’ailleurs, toutes les épidémies « ont quelques points de ressemblance symptomatologiques. « Ce qui fait, à priori et sans examen ou à peu près, admettre « l'identité ou la presque identité des grands fléaux dont parle « l’histoire, c’est le caractère épidémique, c’est le caractère conta- « gieux, et c’est surtout encore le nom de peste qu’on a donné à « ces fléaux. Mais il ne faut pas oublier que ce mot de peste n’a- « vait point autrefois la signification délimitée qu’on lui a assi- « gnée aujourd’hui. Anciennement, peste, contagion, épidémie « étaient synonymes. De nos jours, chacun de ces mots s’est isolé « dans une signification spéciale ; le langage s’est précisé à me- « sure que la science médicale a précisé aussi ses observations, « discerné et individualisé les faits. ». Les médecins étaient impuissants contre la maladie : d’abord ils avaient voulu la traiter, faute de la connaître ; mais, en contact plus fréquent avec les malades, ils furent d’autant plus maltraités. Tous les autres moyens humains furent également impuissants : prières dans les temples, recours aux oracles et autres pratiques du même genrePar exemple les expiations, les purifications auxquelles on avait ordinairement recours pour conjurer la colère des dieux., tout resta sans effet ; on finit par y renoncer, au milieu de l’abattement général.

Pusula

Üyelik

Dil ve Tema

Dil Seçimi
TR EN
Tema Seçimi