Kitap 2
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Cela se conçoit : Périclès, aussi éminent par son intelligence que par la considération dont il était entouré, supérieur évidemment aux séductions de la vénalité, contenait le peuple par son noble ascendant et se laissait bien moins conduire par lui qu’il ne le dirigeait lui-même. Cela tenait à ce que, n’ayant pas acquis sa puissance par des moyens illicites, il ne flattait pas le peuple dans ses discours et savait au besoin lui résister avec autorité et colère. Quand il voyait les Athéniens s’abandonner hors de propos à une insolente confiance, il les ébranlait, les modérait par sa parole ; s’il s’apercevait qu’ils fussent abattus sans raison, il relevait leur courage. Le gouvernement était démocratique de nom ; en réalité le pouvoir était aux mains du premier citoyenPlutarque a relevé ce jugement de Thucydide, dans la vie de Périclès, chap. ix..