Kitap 3
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Les Athéniens sentirent que ces préparatifs étaient inspirés par l’opinion qu’on avait de leur faiblesse. Aussi voulurent-ils prouver qu’on s’était mépris, et que, sans rappeler leur flotte de Lesbos, ils pouvaient aisément repousser celle dont les menaçait le Péloponèse. Ils armèrent donc cent vaisseaux, qu’ils montèrent eux-mêmes avec les métèquesVoyez liv. I, ch. cxliii, note 1. ; les chevaliers et les pentacosiomédimnes Les Athéniens étaient divisés, sous le rapport du cens, en quant classes : 1° les pentacosiomédimnes, c’est-à-dire ceux qui avaient «a revenu d’au moins cinq cents boisseaux provenant de leurs propriétés; 2° les chevaliers, de trois cents; 3° les zeugites, de cent cinquante; 4° les thètes, qui ne possédaient pas de biens-fonds.— Les pentacosiomédimnes fournissaient les triérarques ; les chevaliers devaient recruter la cavalerie. furent seuls exemptés. Ils cinglèrent le long de l’Isthme, firent montre de leurs forces et opérèrent des descentes sur tous les points du Péloponèse où bon leur sembla. Les Lacédémoniens, déconcertés à cet aspect, se crurent trompés par les Lesbiens et jugèrent l’entreprise inexécutable. D’ailleurs ils ne voyaient point venir leurs alliés, et ils apprenaient que leur territoire était ravagé par les trente vaisseaux en croisière autour du Péloponèse Voyez II, ch. lxvi et lxxx. . Ils prirent donc le parti de se retirer. Plus tard ils équioèrent une flotte à destination de Lesbos, et demandèrent aux villes alliées de fournir quarante navires. Alcidas fut désigné comme navarque pour cette expédition. Les Athéniens montés sur les cent vaisseaux, voyant les Lacédémoniens effectuer leur retraite, en firent autant de leur côté.