Kitap 3
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II. Aussitôt après l'invasion des Péloponnésiens, l’ile de LcsbosToutes les villes de Lesbos formaient alors une sorte de confédération, à la tête de laquelle était Mytilène, gouvernée ellemême par l’aristocratie., à l’exception de MéthymneMéthymne était située à 280 stades (environ 50 kilom.) à l’est de Mytilène., se détacha des Athéniens. Dès avant la guerre, les Lesbiens avaient médité cette défection ; mais les Lacédémoniens ne les avaient pas accueillis alors. Dans cette circonstance même, ils furent contraints de se révolter plus tôt qu'ils ne l’avaient projeté ; car ils attendaient pour agir qu’ils eussent comblé l’entrée des portsIl s’agit évidemment ici des remparts de Mytilène., élevé des murailles, achevé la construction des navires, et qu’il leur fût arrivé du Pont-Euxin des secours sur lesquels ils comptaient, des archers, du blé, en un mot tout ce qu’ils avaient réclamé. Mais les ha- bitants de Ténédos, ennemis des Lesbiens, ainsi que ceux de Mélhymne, et même quelques particuliers de Mytilène, hommes de parti et proxènes des AthéniensMytilène, comme toutes les villes alliées des Athéniens, était partagée en deux factions, le peuple et les grands ; les projets de défection furent, sans doute, dénoncés par les chefs du parti populaire ; car nous voyons plus tard le peuple, aussitôt qu’il eut reçu des armes, forcer les magistrats à traiter avec les Athéniens. — Sur les causes de cette guerre voir Aristote, Polit. v, chap. 3, et Diodore., dénoncèrent l’entreprise. Ils firent savoir aux Athéniens que l’on contraignait tous les habitants de l’ile à se concentrer dans Mitylène ; que, d’accord avec les Lacédémoniens et les Béotiens, unis aux Lesbiens par la communauté d’origineLes Lesbiens étaient Éoliens, et les Éoliens descendaient des Béotiens., tout se préparait à la hâte pour une prochaine défection, et qu’il était temps qu’Athènes prévint la révolte, si elle ne voulait que Lesbos fût perdue pour elle.