Kitap 3
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Pachès et les Athéniens apprirent du pays d’Érythres l'apparition de la flotte péloponésienne. Cette nouvelle se confirma bientôt de toutes parts. L’Ionie étant dépourvue de places fortesLes villes grecques d’Asie Mineure avaient été démantelées par les Perses à la suite de la révolte d’Histiée et d’Aristagoras (Hérodote, VI, xxxii). Plus tard, lorsque sur la fin de la guerre du Péio-ponèse elles se révoltèrent contre les Athéniens, leur premier soin fut de relever leurs murailles (VIII, xiv, lxxxiv). Auparavant les Athéniens ne leur eussent pas permis de le faire par crainte des défections. , on craigqit grandement que les Péloponésiens ne pillassent, même sans avoir l’intention d’y séjourner, les villes qui se trouvaient sur leur passage. Enfin la Salaminienne et la Paralienne vinrent elles-mêmes annoncer qu’elles avaient vu les ennemis près de Claros. En conséquence Pachès leur donna aussitôt la chasse. Il poussa même jusqu’à l’île de Patmos; mais, désespérant de les atteindre, il rebroussa chemin ; et, dès l’instant qu’il ne les avait pas rencontrés en mer, il s’estima heureux qu’ils ne se fussent pas enfermés dans un camp, ce qui l’eût condamné à établir un corps d’observation et une croisière.