Kitap 3
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LIV. « Néanmoins, après avoir exposé quels sont, dans notre différend avec les Thébains, nos droits en regard de vous et des autres Grecs, nous rappellerons nos services et tâcherons de vous persuader. A cette courte question : « Si, dans cette guerre, nous avons fait quelque bien aux Lacédémoniens et à leurs alliés, » nous répondons que, si vous nous interrogez comme ennemis, nous ne sommes pas coupables de ne pas vous avoir fait de bien, et que, si vous nous regardez comme amis, la faute est bien plutôt à vous d’être venus nous combattre. Soit dans la paix, soit dans la guerre contre le Mède, nous nous sommes montrés irréprochables ; ce n’est pas nous qui, dernièrement, avons les premiers rompu la paix ; et jadis on nous vit, seuls des Béotiens, concourir à la liberté de la GrèceHérodote dit, en effet, ix, 28, que les Platéens envoyèrent six cents hommes à l’armée de Pausanias ; mais ils ne prirent pas part an combat.. Habitant le continent, nous avons néanmoins combattu sur mer à Arté- misium. Dans la bataille livrée sur notre territoire, nous étions également avec vous et Pausanias. Tous les autres dangers qui ont pu menacer la Grèce à cette époque, nous les avons partagés dans la mesure de nos forces ; et vous-mêmes, en particulier, Lacédémoniens, quand une immense terreur enveloppait Sparte, quand, après le tremblement de terre, les Hilotes révoltés s’enfermèrent dans Ithome, vous avez vu arriver à votre secours le tiers de nos forces. De tels services ne doi- vent point être oubliés.