Kitap 3
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Cependant les députés de Mytilène partis sur le premier vaisseau s’étaient rendus à Olympie, d’après l’invitation des Lacédémoniens, qui voulaient que tous les alliés les entendissent et délibérassent sur leur requête. C’était l’olympiade où Doriéus de Rhode fut vainqueur pour la seconde fois Olympiade 88 (428 av. J. C.). Thucydide ne désigne les olympiades que par le nom de l’athlète vainqueur (comparez liv. V, ch. xlix). L’indication numérique ne se rencontre que dans les auteurs d’un âge plus récent. On doute qu’elle soit authentique dans l’histoire grecque de Xénophon. Selon Polybe (XII, xii), l’historien Timée, contemporain d’Alexandre le Grand, fut le premier qui établit la chronologie d’après l’ère des olympiades. Ce fut postérieurement encore, par exemple par Diodore de Sicile, qu’elle fut suivie avec régularité. . Après la fête, on se réunit en conférence, et les Mytiléniens parlèrent ainsi :
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« Lacédémoniens et alliés, le principe établi chez les Grecs nous est connu. Le peuple qui, pendant la guerre, se détache d’anciens alliés, est choyé par ceux qui ont intérêt à TaccueiUir ; mais il ne doit pas s’attendre à leur estime, parce qu’il passe pour traître envers ses précédents amis. Cette opinion serait fondée si, entre les transfuges et ceux dont ils se séparent, il y avait réciprocité de sentiments et d’affection, équilibre de ressources et de forces, enfin absence de tout motif valable de rupture ; mais, entre les Athéniens et nous, rien de pareil. Il n’est donc pas étrange que, ménagés par eux pendant la paix, nous les abandonnions pendant la guerre.
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« Nous traiterons d’abord la question de justice et de probité, la première à considérer en fait d’alliance. Il ne peut exister d’amitié durable entre les individus ni d’union sincère entre les États sans une estime et une sympathie réciproques. Du désaccord des opinions naissent les divergences de conduite.