Kitap 3
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La cause de tous ces maux était la fureur de dominer, inspirée par l’ambition et la cupiditéSalluste a emprunté la plupart des extraits dans la conjuration de Catilina.. De là nais- sait, une fois les rivalités soulevées, l’esprit de trouble et d’audace. Les chefs de parti, dans les villes, mettaient en avant, de part et d’autre, des mots spécieux ; par exemple leurs préférences soit pour l’égalité politique du peuple, soit pour une aristocratie modérée ; ils n’avaient qu’un but, disaient-ils : servir l’intérêt public ; mais, en réalité, ils mettaient tout en oeuvre pour se supplanter mutuellement : ils se portaient aux derniers excès et se vengeaient avec usure, sans calculer, dans l’application des peines, ni la justice, ni l’intérêt de l’État, sans autre règle que le désir de complaire à leur parti. Lorsqu’ils s’étaient emparés du pouvoir, soit au moyen de condamnations injustes, soit à main armée, ils n’hésitaient jamais à assouvir leurs haines ; aussi n’y avait-il plus aucun respect des lois les plus sacrées, et on estimait surtout ceux qui savaient satisfaire leurs passions haineuses sous le voile de belles paroles. Quant aux citoyens modérés, ils étaient victimes des deux factions, soit parce qu’ils ne combattaient pas avec elles, soit parce qu’on enviait leur sécurité.