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LXXXVII. L’hiver suivant, la peste fondit une seconde fois sur les Athéniens : sans avoir jamais cessé complètement, elle leur avait cependant laissé quelque trêve. Dans cette seconde invasion elle ne dura pas moins d’une année, et deux ans dans la première. Rien ne fut plus funeste à la puissance athénienne : dans les rangs de l’armée, ils ne perdirent pas moins de quatre mille quatre cents hoplites et trois cents cavaliers ; dans le reste du peuple le nombre des victimes lut incalculableDiodore dit plus de dix mille.. Ce fut alors aussi qu’eurent lieu ces fréquents tremblements de terre, à Athènes, en Eubée, chez les Béotiens, et particulièrement à Orchomène de Béotie.
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LXXXVIII. Le même hiver les Athéniens qui étaient en Sicile et les habitants de Rhégium firent, avec trente vaisseaux, une expédition contre les îles nommées ÉoliennesLes ìles Lipari, an nombre de douze. : le manque d’eauLe sol est entièrement volcanique et il ne s’y trouve que quelques sources peu abondantes. ne permet pas d’y faire la guerre en été. Elles sont au pouvoir des Lipariens, colonie de Cnide. Ils habitent l’une d’elles, qui est peu étendue et porte le nom de Lipara ; c’est de là qu’ils vont cultiver les autres, Didyme, Strongyle et Hiéra. Les gens du pays croient que Vulcain tient ses forges à Hiéra, parce qu’on y voit de nombreux jets de flamme pendant la nuit, et de fumée pendant le jour. Ces ìles, situées en face des côtes des Sicules et des Messéniens, étaient alliées des Syracusains. Les Athéniens les ravagèrent ; mais ils ne purent obtenir leur soumission et retournèrent à Rhégium. L’hiver finit, et avec lui la cinquième année de celle guerre, dont Thucydide a écrit l’histoire.