Kitap 3
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Le même été, les Athéniens envoyèrent autour du Pé-loponèse trente vaisseaux commandés par Démosthène fils d’Al-cisthénès et par Proclès fils de Théodoros. Soixante autres vaisseaux et deux mille hoplites furent dirigés contre Mélos, sous les ordres de Nicias fils de Nicératos. Quoique insulaires, les Méliens refusaient obstinément de se soumettre et d’entrer dans l’alliance Les Athéniens, qui étaient maîtres de la mer et qui avaient soumis presque toutes les Iles à leur empire, trouvaient étrange que Mélos fit exception. Or cette île était une colonie des Doriens du Péloponèse; il était donc naturel qu’elle se refusât à-mar-cher contre sa métropole. Mélos ne fut réduite que dix ans plus tard. Voyez liv. V, ch. cxvi. . Les Athéniens avaient résolu de les y contraindre ; mais ils eurent beau ravager leur territoire, ils ne purent les amener à composition. Ils quittèrent donc Mélos et passèrent à Oropos en Péraïque Voy. liv. II, ch. xxxin, note 2. . Ils abordèrent de nuit, et les hoplites étant descendus se mirent aussitôt en marche vers Tanagra en Béotie. A un signal donné les Athéniens de la ville, commandés par Hipponicos fils de Gallias et par Eurymédon fils de Thou-clès, vinrent en masse les rejoindre par terre. Ils campèrent ce jour-là dans le territoire de Tanagra, le ravagèrent et y passèrent la nuit. Le lendemain, ils vainquirent en bataille les Tana-gréens, qui avaient fait une sortie avec un certain nombre de Thébains venus à leur secours. Ils enlevèrent des armes, érigèrent un trophée, et se retirèrent les uns à Athènes, les autres sur la flotte. Nicias, avec ses soixante vaisseaux, suivit la côte; et, après avoir dévasté les rivages de la Locride, il effectua son retour.