Kitap 3
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Tel est le témoignage d’Homère ; il prouve qu’il y eut autrefois un grand concours et une fête à Délos. Les habitants des îles et les Athéniens continuèrent, par la suite, à envoyer des choeurs et des offrandes sacrées ; quant aux jeux et à la plupart des autres solennités, il est probable qu’ils furent interrompus par les malheurs des temps, jusqu’à l’époque où les Athéniens établirent, comme nous l’avons dit, la fête de Délos et des courses de chevaux, qui n’avaient pas lieu auparavant.
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CV. Le même hiver, les Ambraciotes, pour accomplir la promesse sur la foi de laquelle Euryloque était resté avec son armée, marchèrent contre Argos-Amphilochique avec trois mille hoplites. Ils entrèrent dans l’Argie, et prirent Olpes, place forte sur une colline, près de la mer. Elle avait été fortifiée autrefois par les Acarnanes, qui en avaient fait le siège de leur tribunal central. Vingt-cinq stades la séparent d’Argos, qui est une ville maritime. Les Acarnanes se partagèrent : une partie se porta au secours d’Argos ; les autres allèrent camper dans un endroit de l’Amphilochie nommé les Fontaines, afin d’observer les Péloponnésiens commandés par Euryloque, de peur qu’à leur insu ils ne se réunissent aux Ambraciotes. Ils envoyèrent aussi prier Démosthènes, celui-là même.qui avait commandé les Athéniens en Étolie, de se mettre à leur tête, et mandèrent les vingt vaisseaux athéniens qui se trouvaient autour du Péloponnèse sous les ordres d’Aristote, fils de Timocrate, et d’Hiérophon, fils d’Antimnestus.
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Les Ambraciotes qui étaient à Olpes envoyèrent de leur côté à Ambracie demander qu’on vînt en masse à leur secours ; ils craignaient, si les troupes d’Euryloque ne parvenaient pas à traverser les lignes des Acar- nanes, de se trouver ou réduits à combattre seuls, ou compromis s’ils voulaient effectuer leur retraite.